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Mid-Week point tricot : la prose du patron et la folie du béret

Bonjour !

(Nouvelle) coutume oblige, on commence par la minute historique avec les explications du jeu de samedi dernier. Voici la photo postée, je demandais qui sont ces hommes et que sont ces chapeaux :


Canada knits, Shirley A. Scott

Rendons à César ce qui est à César, j’ai trouvé l’inspiration cette semaine dans un livre offert par Gunjin à son retour de vacances. Ce livre est une mine d’or, je vous conseille de vous tuyauter sur le tricot canadien parce qu’il y a du potentiel pour le Saturday morning knitting game. Ils sont beaux quand même ces hommes tout de laine blanche vêtus.
Ce sont donc des joueurs de hockey canadiens, coiffés d’un Tam O’Shanter. Le béret est un couvre chef européen. Les premiers modèles dateraient du moyen-âge et seraient originaires du Béarn. C’est traditionnellement un chapeau tricoté puis feutré pour être bien entendu plus chaud et étanche, mais également pour être plus chic : une étoffe de maille bien feutrée ne se distingue pas d’un tissu de laine, or jusqu’à peu le tricot était réservé à l’intime, et les vêtements de maille plutôt portés dessous que dessus. La Grande Bretagne avec qui la France a toujours entretenu d’étroits liens en a vite fait un de ses must du vêtement : les chasseurs de baleines basques auraient fricoté avec les chasseurs de baleine britanniques et rapporté au pays l’habitude de porter le béret. Là bas il est vite devenu chapeau national et porté des noms aussi variés que « porkpie » (littéralement « tourte au porc », rapport à la forme), « Balmoral » (comme l’une des résidences royales en Ecosse)  ou le plus communément « Tam O’Shanter », nommé d’après le héros écossais d’un poème (pas piqué des hannetons, je vous en conseille vivement la lecture) de Robert Burns fin XVIIIème.
Comment nos joueurs de hockey de 1895 se sont retrouvés coiffé du fameux Tam ? Il y a la piste des baleiniers basques, qui ont beaucoup voyagé et dont une grande communauté s’est installée au Canada, mais également tous les colons écossais qui ont apporté avec eux leur garde-robe.

Et je suis très contente qu’on parle de béret, je suis gaga de bérets depuis quelques années. J’ai commencé avec un premier modèle il y a 4 ans, le béret Caroline bicolore (disponible dans Carnet d’hiver) avec son pompon :

Click click sur la photo vers le Carnet d’hiver ! 

Ensuite il y a eu le Paris Béret dans Sentimental Tricot, maintenant j’en ai de toutes les couleurs !

Click click sur la photo vers les Paris Béret ! 

Et puis il y a aussi le Tweed, dans le Carnet d’Hiver également, en jacquard 3 couleurs

Click click sur la photo vers le Carnet d’hiver ! 

On vous prépare plein de kits colorés pour CSF !

Faisons le point sur les en-cours ! Il faut que je vous parle d’un truc : grâce à quelques désistements, j’ai eu la chance de pouvoir m’inscrire au tournoi de Knittich 2017 organisé par Tricot et Stitch ! Je suis super contente j’ai été admise chez les Poufsouffle, ma maison préférée. J’ai concouru pour mon premier match avec le fameux cardigan vert plein de torsades, j’en suis à 5 rangs après la jonction corps et manches. Je vous dis pas comme j’ai serré les fesses en priant pour que ça tombe bon dans les motifs, mais miracle, ça tombe bon. C’était inespéré étant donné que je suis plutôt détendue du tricot, comme vous avez vu l’autre fois j’ai tendance à me dire qu’on est pas à une maille ni à une ânerie de torsade près. Maintenant les rangs sont longs mais ça va commencer à être marrant de voir l’empiècement se dessiner.

J’ai aussi un peu avancé dimanche soir sur ma chaussette des en-cours abandonnés, j’ai fini la cheville et fait un bout de talon. Je ne fais pas de points trop fantaisie, avec ce beau fil plus c’est simple et mieux c’est.

Et pour mon deuxième match de Knittich qui a commencé hier mardi, j’attaque une écharpe en Loch Lomond de BC Garn (pas de commentaire sur le nombre d’en-cours en cours s’il vous plait merci). Je vais la tricoter en jacquard mosaïque, j’avais fait une écharpe comme ça rouge et blanche il y a longtemps mais je l’ai perdue.

J’ai eu vendredi dernier avec Enrico des Tricoteurs Volants une discussion très intéressante sur la rédaction de patrons. Lui est partisan des abréviations quand moi j’y suis terriblement allergique. Quand je lis env. ou m. ou aug. j’ai les muscles du dos qui se crispent. J’aime bien faire des phrases en français d’autant qu’avec les PDF on n’a pas vraiment à de limites en nombre de caractères. Et du coup on a parlé du Tech Editing puisque ce langage codé du tricot est finalement la façon la plus classique de rédiger les explications. J’ai découvert l’existence des Tech Editors il y a très peu de temps, je crois que ce sont des gens qui relisent et calculent les patrons de tricot, je serais très curieuse si l’un ou l’une d’entre vous me lit de discuter parce que je suis sûre que j’ai plein de choses à apprendre, et je serais ravie également de discuter avec vous les tricoteurs et tricoteuses, de comment vous préférez vos patrons !

A très vite et je peux vous dire que la semaine prochaine, il y aura du nouveau et de l’actualité bien que je serai au fin fond de l’Auvergne loin de la civilisation, c’est beau la magie d’internet !

 

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Mid-week point tricot : robotisation du travail et travail du dimanche

Bonjour !

Mon titre est accrocheur en ce jour de grèves pour coller à l’actualité politique mais je vous rassure je reste tricoteuse main et attachée aux dimanches en famille en pyjama.

Je vais commencer par le jeu de samedi ! La réponse a été trouvée très très vite, bravo à mes lectrices si cultivées ! Voici l’image postée, la question était : « pourriez-vous me dire d’où elle est tirée, et pourquoi elle est intéressante pour les amoureux de la maille »

C’est une photo du ballet « Le Train bleu » de Bronislava Ninjiska (accessoirement soeur de Ninjiski) pour la compagnie de Ballets russes. Le livret est de Jean Cocteau, le rideau est de Picasso, mais ce qui nous intéresse ce sont les costumes, tout de maille, de Chanel. Je vous mets une photo en couleur :

Coco Chanel a établi sa première boutique en 1913 à Deauville, il fallait plaire aux baigneuses et aux sportives. La maille était donc la matière star de la créatrice. Puis la guerre est arrivée, avec les clientes élégantes qui fuyaient la capitale et qui avaient besoin de tenues adaptées à leur nouvelle vie active. Les hommes au front, les femmes devaient travailler et accueillir et soigner les soldats blessés dans leurs riches demeures normandes et la mode du vêtement « sport » pour la vie de tous les jours est née. Après la guerre, rien ne pouvait devenir comme avant et on ne s’est pas retourné vers la mode d’avant. Les femmes sont restées très actives pour se relever du traumatisme de la première guerre mondiale et les costumes du Train bleu sont vraiment emblématiques de cette période durant laquelle la maille a été l’un des vecteurs d’un grand changement de la femme, de son corps, de son vêtement et de la société en général.

 

Un point en-cours maintenant ! J’ai terminé le corps de mon cardigan vert, c’est du boulot mais c’est trop de joie tous ces points en Duvet d’Anjou. Parce qu’on me l’a demandé à plusieurs reprises, les lignes roses dans le tricot ce n’est pas une autre ânerie (cf. le post de la semaine dernière avec l’affaire de la torsade) c’est l’emplacement des poches ! Je tricote quelques mailles avec un autre fil, à la fin quand je veux faire mes poches je détricote ce fil auxiliaire délicatement ce qui libère les mailles. Les mailles du bas je les relèverai pour tricoter le bord côte de la poche et les mailles du haut je les relèverai pour tricoter le fond de poche. Mais tout ça sera détaillé dans le tuto bien sûr.
Je voulais vous montrer un petit accessoire qui peut être bien utile quand on tricote à partir d’une grille :

Oui, avant d’arriver jusqu’à vous, mes patrons sont de vrais gribouillis chiffonés.

C’est un chevalet aimanté, je crois que c’est Knit Pro qui fait ça (je n’ai pas d’actions et ce post n’est pas sponsorisé, je donne juste des tuyaux), on peut suivre les lignes avec la petite réglette et il y a des poches pour fourrer des bazars (les bazars c’est la vie). Le mien est cassé il faut que je répare la pression mais c’est sensé tenir debout, c’est pas mal. En plus ça évite que le papier ne se froisse dans le sac.

 

Quand j’ai fini mon corps samedi soir, je me suis rendue compte qu’il ne me restait pas de quoi attaquer une manche puisque, comme d’habitude, j’avais oublié de prendre une pelote pour le weekend au bureau. Comme la semaine passée j’ai ressorti le panier à en-cours (la semaine dernière dans les mêmes circonstances j’ai fini les chaussettes de yoga de Lucie) et dimanche j’ai fini le bonnet de Gaby que j’avais commencé cet été au bord de la piscine. Dimanche soir j’ai donc replongé dans le panier et j’ai avancé ma paire de chaussettes en Fée fil. Et là je me suis dit que j’allais instaurer le « dimanche en-cours qui traine », c’est à dire que dorénavant le dimanche je ne tricoterai que les oubliés du panier. Dans mon cas c’est assez vite gratifiant puisque je n’ai que des accessoires qui trainent je déteste avoir plusieurs gros ouvrages en même temps j’ai l’impression de ne pas avancer. Si ce concept vous intéresse, on peut se créer un hashtag du dimanche des en-cours abandonnés et se donner du courage.

Lucie est très souple dès le matin au réveil


Si vous manquez d’en-cours du dimanche ou d’idées rapides pour cadeaux de Noël, mon e-book Carnet d’hiver est disponible sur le site et il contient 21 patrons d’accessoires pour 4 euros ! Cliquez sur l’image ! 

 

Grande nouvelle : je suis super excitée, j’ai reçu cet engin qui vient tout droit d’Auvergne par voie parentale. Vous en avez vous une machine à tricoter ? Je n’en n’ai jamais utilisé, je ne sais pas si ça va me plaire mais ça a l’air très rigolo. Celle-ci est à double fonture, je vais même pouvoir faire du tricot en rond ! Je prends tous vos conseils pour dompter la bête si vous en avez. Et si ça me plait de travailler avec la machine, vous voudriez des patrons adaptés pour machine à tricoter? Il y en avait avant dans les magazines de tricot. Je ne sais pas si ça se fait encore, je suis complètement ignare dans ce domaine, mais il y a peut être de la demande parmi vous.

Je vous laisse, j’ai moult préparatifs à faire pour Création et Savoir Faire qui approche à grand pas ! Vous viendrez nous voir ? Ce sera la fête sur le stand ! Il y aura bien sûr mes chéries qui viennent de loin Léna et Annouchka, Amandine (le Loup blanc), Bernie (In the wool for love) fera des passages ponctuels mais flamboyants, on y croisera sûrement Lucie, Gunjin bien évidemment, ma maman et ma mémé. Venez ça va être bien, et surtout venez nous montrer vos tricots on va organiser des trucs sympa !

 

Mid Week point tricot : de la torsade et de la culotte

Bonjour !

Ceci est un test, ceci est un test : chers abonnés à la Newsletter, recevez-vous ce post correctement ? Il est possible qu’il s’affiche bizarrement et vous pouvez cliquer sur « voir dans le navigateur » pour qu’il prenne la mise en page de mon blog comme d’habitude.

Aujourd’hui je voudrais introduire un nouveau paragraphe qui fera partie des posts de blog hebdomadaires. Si vous me suivez sur Instagram, vous participez peut-être au Saturday Morning Knitting Game (hashtagué #saturdaymorningknittinggame). Tous les samedis matin je pose une question en rapport avec le tricot et le gagnant remporte le patron de son choix. Je pose souvent des colles historiques et c’est assez frustrant sur IG de ne pas pouvoir expliquer un peu la réponse. Je vous propose donc d’écrire ici chaque semaine quelques lignes sur l’objet du jeu du samedi.
Samedi dernier, j’ai posté cette photo et la question était : comment ça s’appelle, qu’est-ce que c’est et comment c’est fait.

Source : everyday knitting par Annemor Sundbo

Nous avons eu 2 gagnantes : l’une a trouvé le nom et l’utilisation de ce vêtement, l’autre sa fabrication.
Il s’agit d’un sous-vêtement appelé « Long John ». C’est tout simplement une sorte de culotte longue qu’on porte sous ses habits. On se dispute sur l’origine du mot car certains avancent qu’on l’appelle ainsi à cause de la culotte que portait le boxer John Lawrence Sullivan, et d’autres que l’appellation est plus ancienne et serait une déformation du français « longues jambes ». Celui-ci est assez particulier, si vous observez bien vous remarquerez que c’est en fait un pull Gansey retourné et customisé. Moi ça m’émeut, surtout en tant que tricoteuse, de voir à quel point on peut avoir un rapport intime avec les objets et combien on veut les faire vivre jusqu’au bout. On voit que ce tricot a été rapiécé plusieurs fois. C’est quand il n’était vraiment plus portable à l’extérieur qu’il est devenu sous-vêtement. J’adore cette idée qu’après avoir partagé plusieurs années avec son Gansey son propriétaire en a fait une culotte, soit une seconde-peau.

On aime les culottes en tricot ! Cliquez ici : 

Je crois que c’est l’heure de faire un point en-cours, ahum ahum. La bonne nouvelle c’est que j’ai terminé les chaussettes de Lucie ! Je lui ai fait des petites chaussettes sans talon et sans orteils pour aller au yoga et c’était comme toujours un plaisir de tricoter de la Triskelion surtout avec mes DPN préférées (mes préférées de toute la vie pour les numéros fins ce sont les Carbonz de Knit Pro, parce que la pointe glisse bien mais pas le reste de l’aiguille). Je suis malgré tout restée sur ma faim parce que le plus marrant dans les chaussettes c’est quand même de faire les talons et les orteils.

Les bords sont un peu en chou-fleur mais c’est pour l’élasticité

La mauvaise nouvelle, c’est que j’ai retrouvé un début d’une autre paire de chaussettes qui se planquait dans un tiroir de mon bureau. Elle n’est vraiment pas très avancée et je pourrais la défaire mais comment résister à cette couleur magique ? C’est le Aimée’s Lipstick de la Bien Aimée et vous pouvez même lui demander la référence du rouge à lèvres Chanel assorti.

3 pelotes de Triskelion et à gauche la rose fourbe qui se cachait dans le tiroir …

J’avance sur mon truc vert et torsadé, pas assez vite à mon gout mais je viens de souscrire à un abonnement à Netflix pour tenter d’augmenter le rendement. Si vous avez des films et séries de prédilection qui vous font avancer le tricot je prends les suggestions ! Vous noterez que j’ai fait une petite erreur dans une des torsades (à droite du tricot)… Je me suis tatée, est-ce que de défais ou pas, mais j’ai décrété que je l’aimais cette petite erreur. Elle ne rend pas le cardigan plus moche, elle me rappellera juste que c’est moi qui l’ai fait avec amour et qu’à ce moment là je me suis trompée et puis c’est tout.

Ici on est fan de torsades, clic clic clic sur les images !

Oh et saviez-vous que Sandra (de l’Echappée Laine) a ouvert une chaine YouTube de techniques de tricot ? C’est ICI que ça se passe !  

A très bientôt !

 

 

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Début de Week Point Tricot : le jour où on s’est réconciliés le magic-loop et moi

Bonjour !

Je tente avec ce post une question aux cracks de l’informatique : vous le savez peut-être si vous y êtes abonné, j’ai depuis quelques mois une Newsletter mais depuis, n’ayant à mon grand désespoir que 2 mains, un cerveau, et 24h pour une journée, je délaisse le blog alors que j’adore ça. J’aimerais essayer de coupler les 2, le blog post serait donc envoyé dans votre boîte mail et je vais y intégrer un récapitulatif des actualités, nouveautés, offres … Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous auriez des idées de comment faire ça ? Idéalement il faudrait intégrer ce blog WordPress dans une Newletter Mailchimp. Je prends toutes vos idées !

Etes-vous sur Instagram ? Si oui vous suivez peut-être les péripéties de La Chose Rose, la blouse que j’ai enfin fini de tricoter et à propos de laquelle je vous ai dis « je vais finir demain » déjoués durant. Cette Chose Rose a eu le mérite de me réconcilier avec le Magic-Loop. Normalement je déteste le Magic-Loop. Je trouvais ça galère et je perdais un temps fou à tirer le câble de l’aiguille. Je suis double-pointe addict pour les tout petits diamètre et sinon pour les manches je suis fan des Hiya Hiya 40 cm. Sauf qu’il se trouve que j’ai perdu mes Hiya Hiya de 4 mm et que sur mon lieu de vacances : impossible de se réapprovisionner. C’est le coeur lourd que j’ai du Magic Looper. Et ben figurez-vous qu’après quelques rangs, avec les Chiaogoo et un câble très long (je pense que la top qualité du câble + une grande longueur, c’est le secret) j’ai commencé à bien m’en sortir et j’ai même commencé à aimer ça. C’est une grande nouveauté je ne suis plus une Hater du Magic-Loop. Si ça se trouve la semaine prochaine vous me verrez vanter les mérites de la méthode continentale (non je rigole).

Je me suis bien amusée à tricoter cette blouse. J’ai retrouvé la Caresse qui fait vraiment des caresses aux doigts, j’en avais tricoté plein il y a un an ou 2 et je suis toujours aussi convaincue. Pour une blouse c’est parfait, beau drapé, souple, léger et chaud. Je suis plus ou moins dans une période rose (j’ai acheté un téléphone rose, je suis en train de peindre ma salle de bains en rose…) alors je suis contente avec ma laine. Je me fais aussi plaisir avec une construction sympa, j’ai commencé par l’empiècement avec un de mes points préférés en mailles glissées qu’on utilise souvent pour les talons de chaussettes. J’ai ensuite fait le col (j’aime bien le faire vite on a tout de suite l’impression que le travail est propre) puis j’ai relevé des mailles pour les manches. Enfin j’ai relevé des mailles pour le corps. Vous aimez les constructions un peu marrantes ?

Si j’étais aussi pressée de le terminer c’est qu’un carton de Duvet d’Anjou à la couleur dingo m’attend et que je vais en faire un cardigan avec plein de torsades dedans. Je trouve que c’est trop frustrant de voir la liste de tout ce qu’on a envie de tricoter et de n’avoir que 2 mains. J’avance dessus, lentement mais sûrement, et vous pouvez pas savoir le plaisir que ça me donne de retrouver mon aiguille auxiliaire, plein d’anneaux marqueurs et toute la quincaillerie nécessaire au tricot à points.

Connaissez-vous Cécile et Perlette ? Cécile est à l’Ecole de la Maille et elle fait un stage au bureau avec nous ce mois-ci ! Et ces jours-ci, elle habille Perlette la poupée de La Droguerie qui a froid aux cuisses depuis quelques mois (ma grand-mère me l’a tricotée ce printemps et la pauvre attend toujours sa garde-robe). Quels modèles Alice Hammer x La Droguerie aimeriez-vous voir dans la petite penderie de Perlette ? Cécile est en train de lui confectionner un petit Nuits Parisiennes et c’est plutôt super mignon.

A tout bientôt avec un truc vert et le cerveau entorsadé et une interview de Cécile qui va nous raconter l’école de la maille !

Je vous prie de m’excuser, cette semaine, pour des raisons techniques,  j’illustre mes propos avec des images que vous avez déjà vues sur Instagram. Cela ne se reproduira pas (trop j’espère) .

 

Nos patrons & vous …

Bonjour !

Si, pauvre de vous, vous n’étiez pas parti en weekend prolongé sans connexion internet, vous avez peut-être vu passer ou réagi à un de mes post instagram (c’était l’image qui est actuellement en haut de cet article).

Je fais un petit récapitulatif de l’évènement : un client nous a alertés vendredi soir, quelques designers et moi, qu’un groupe de tricoteuses couseuses qui se réunissent régulièrement pour des Tricothés avaient créé, sur une plateforme qui s’appelle Hubic, des dossiers avec plein de patrons couture, broderie, DIY, crochet et tricot pour pouvoir se les échanger. Le principe est simple, on se connecte, on peut remplir les dossiers avec ses propres PDF et télécharger à volonté tout ce qu’il y a dedans. C’est comme un dossier normal dans un ordinateur sauf qu’il est partagé. On a pu y rentrer, il y avait 10,56G de documents dedans. Il y avait sûrement beaucoup de doublons car les patrons étaient classés par type (cardigan, femme, designer …) mais quand même, y avait de quoi tricoter toute la vie. Plusieurs personnes de la même ville, suite à mon post, m’ont signalé que lors de tricothés une mercerie revendait des patrons illégalement. Elle les achète une fois, les imprime et les propose à  la vente aux clients. Il n’y a apparemment pas de lien entre la mercerie et le groupe qui s’échange les patrons sur internet.

Je ne raconte pas ça pour refaire l’histoire, cette affaire est terriblement banale. On vend des chose duplicables à l’infini, dématérialisées, et on n’a aucun moyen de contrôler ce qui se passe avec une fois qu’ils sont en ligne. On ne peut compter que sur votre bonne foi à vous, nos clients, et sur celle nos partenaires privilégiées : les merceries.

Cette affaire, j’ai envie qu’elle se transforme en quelque chose de positif. Je pense qu’on peut agir si on travaille main dans la main les designers, les merceries et les clients. Dans un futur très proche, je propose que se mettent en place 3 choses :

1 – un label « mercerie amie des designers ».
Il y en a heureusement plein qui nous défendent et vous ne doutez pas de la pression qu’elles subissent de la part d’une partie de leur clientèle. Pas mal de personnes ne comprennent pas que si on achète le fil, le patron ne soit pas offert. Je comprends l’idée, je comprends la tentation de céder et de faire une petite copie de pdf pour faciliter (ou meme conclure car des clients claquent la porte quand la mercerie refuse) une vente. Je sais que pour les merceries, c’est pas facile non plus. Je crois que parmi toutes les professions de commerce, la mercerie est celle qui gagne le moins, le mercier arrive à se dégager en moyenne un salaire de 1100 euros mensuels (message subliminal, ne laissez pas mourir les merceries, oui vous pouvez trouver la laine moins cher sur le net mais vous ne bénéficierez pas du conseil des pros et de la jolie boutique qui a un loyer à payer… et, pratique odieuse mais répandue, on sait que c’est tentant d’aller regarder les coloris en boutique pour après acheter en ligne).
Je pense que ce serait bien que les merceries qui ne cèdent pas à cette facilité soient répertoriées afin que les clients aillent faire leurs achats en connaissance de cause. Je crois qu’il faudrait afficher un joli macaron sur leur vitrine, et peut être qu’une sorte de charte pourrait aussi apparaitre quelque part. Les clients sauraient où ils mettent les pieds et arrêteraient peut être de réclamer des patrons gratuits s’il était affiché quelque part qu’ici on ne copie pas de patrons, ni de livres, qu’on ne laisse pas prendre en photo les livres, et que le travail des designers est précieux et qu’on a pas le droit de vendre le produit fini tricoté à partir de leurs modèles (on y reviendra).
La liste de ces merceries pourrait aussi être disponible en ligne, et nous les designers, mais aussi les blogueurs, on pourrait mettre le lien sur nos sites pour informer les clients.

2 – une liste noire des merceries
Je suis très partagée dans mon moi intérieur sur ce principe, la délation c’est pas joli. Mais je n’ai pas envie d’envoyer mes clients chez des gens qui volent mon travail (ou celui de n’importe qui) pour vendre leur fil ou leur tissu c’est un peu comme un boulanger qui vole la farine pour faire son pain (dédicace à Blanche Gardin pour l’allégorie du boulanger). De plus suite aux évènements de ce weekend, j’ai reçu un nombre assez fou de messages de clients qui connaissent des merceries qui refilent des patrons sous le manteau et que ça révolte et qui ne savent pas quoi faire. Moi je dis faisons quelque chose quand même le but n’étant même pas de punir mais de sensibiliser. Il y a des merceries qui copient les patrons. Il y a des merceries qui copient les modèles et changent le fil et le nom et les revendent sous forme de kits patron + laine. Il y en a qui vendent les objets finis tricotés à partir de nos patrons mais on reviendra dans le paragraphe suivant sur cette pratique et ce n’est que grâce à nos clients qu’on peut le savoir, à moins que des merceries se mettent elle même sur liste noire mais j’ai des doutes là dessus.

3 – une texte de sensibilisation qui serait imprimé sur tous les patrons
Je pense qu’il faudrait être beaucoup plus explicites sur nos patrons (toute nature d’ouvrages confondus). Il faudrait que soit écrit noir sur blanc ce qu’on a le droit de faire ou pas. Moi je ne le fais pas. Je pensais que le ©Alice Hammer suffisait mais non, j’ai trouvé des blogueuses qui vendaient mes modèles tout tricotés. Alors j’ai ajouté « réservé à un usage privé exclusivement » mais ça ne suffit pas non plus. Je pense qu’il faudrait une demie page de texte qui rappelle tout simplement la loi, et peut être au bas de chaque page un « si vous avez ce patron entre les mains et que vous ne l’avez pas acheté sur site du designer ou sur plateforme type Ravelry, vous êtes dans l’illégalité merci de vous référer à la page numéro de la page où il y a le texte. Enfin un truc dans ce goût là. Ca n’empêchera pas les gens de copier, mailer et partager. Mais si ça sensibilise même 3 personnes, c’est pas perdu.

Je fais ces propositions très sérieusement, et j’invite tous les gens qui se sentent concernés que ce soit pour du tricot, du crochet, de la couture ou de la broderie à me contacter pour faire avancer la réflection.

Point m.i.t.é.

Bonjour !

Je profite de cette journée en site off pour vous présenter un peu ce qui nous mobilise tant ces temps-ci !

Quand vous ferez un tour sur mon site demain, vous allez voir que la déco a bien changé.  Je commençais à avoir beaucoup de catégories de produits, la page d’accueil et le menu déroulant sont devenus nécessaires. Vous verrez aussi, il y a un maintenant un onglet pour les patrons en Japonais. Mais surtout il y a … 3 nouveaux accessoires ! Ca fait un moment qu’on les prépare en cachette avec Amandine (Le Loup blanc mais je ne vous la présente plus) et on est bien contentes de pouvoir enfin vous les montrer. Je commence par vous raconter le sac. Ca fait longtemps que je voulais faire un grand sac pour pouvoir transporter mon tricot mais pas que. Par exemple quand je vais très chargée au bureau, ou quand je passe le weekend chez mon amoureux. Comme c’est quand même une grosse pièce que j’ai envie d’avoir envie d’utiliser dans plein de circonstances, je voulais pas que ce soit trop obviously tricot, mais quand même un peu alors la M.I.T.E. est venue (pardon je ne l’écris pas d’un trait ça porte malheur). Si on se renseigne un peu sur la bête on se rend compte qu’en plus d’être tricotsubversif c’est assez beau (je vous invite à faire une recherche google image c’est un peu doré) et que ça fait bien joli en semis sur un grand sac de sport (le tricot est mon sport).

Hein que c’est beau une M.I.T.E. ? On a aussi prévu une trousse pour la mercerie, doublée très fort pour que les aiguilles ne se piquent pas dans le tissu. Un encours de chaussettes rentre dedans aussi mais vous verrez, tous les détails matières et dimensions seront dans la fiche produit sur le site.

J’aime bien aussi avoir un petit sac à One Skein Project alors on a fait un Boyfriend Hat Bag. C’est un sac avec la recette pour tricoter le Boyfriend Hat dessus parce que je me suis rendue compte que j’en ai fait tout l’hiver des Boyfriend Hat et que c’est drôle d’avoir toujours le mode d’emploi sur soi.

J’ai encore une fois fait appel aux Mouettes Vertes pour la fabrication des accessoires, pour la grande qualité de leurs cotons, de leurs finitions et de leur sérigraphie. Je me répète un peu à chaque fois que je sors des sacs, mais je suis contente de ne pas avoir à rougir de par qui et comment ont été fabriqués les produits avec mon nom dessus et de ne pas vous vendre du tote bag jetable.

Nous on a encore une fois eu beaucoup de plaisir à imaginer et organiser cette mini collection et on espère bien qu’elle vous plaira !

A demain sur un alicehammer.com tout neuf !

Point tricot et tout le reste, et surtout le cours de Paprika chez Artesane !

Bonjour !

Aujourd’hui c’est un post du lundi, ça change un peu. J’ai plusieurs choses à vous raconter. Déjà, je veux vous remercier pour vos mots doux et vos commandes Flopsy, on a chaud dans notre coeur au bureau. Il ne reste que quelques écrus et un vert, c’est fou fou fou. J’ai hâte de voir vos châles réalisés !

C’est un article à thème cours de tricot aujourd’hui : connaissez-vous Artesane ? J’ai eu la chance de participer à la grande aventure de leurs cours en ligne, et nous avons choisi de vous proposer une dissection de l’un des modèles que vous préférez : le cardigan sans coutures à emmanchures raglan Paprika, réalisé avec le beau Kid Mohair La Droguerie.

Pendant 2h30 à peu près, on voit comment réaliser les étapes clé du modèle, je vous fais une petite liste des points abordés :
– comment choisir son fil et son matériel
– comment adapter ce type de tricot à sa morphologie
– l’échantillon
– le tricot sans coutures
– le tricot en rond avec des aiguilles circulaires, le magic-loop et les double-pointe
– les augmentations et les diminutions
– rabattre les mailles
– relever les mailles
– faire le grafting
– faire les boutonnières
– rentrer les fils

Je ne peux que vous vanter les mérites d’Artesane, même si c’est un peu bizarre de ne pas vous avoir en face (j’ai l’habitude des cours en vrai). Le cours une fois acheté est regardable à vie, je pourrai comme ça vous accompagner tout au long de la réalisation de votre cardigan ! Même si j’étais mal peignée et pas super à l’aise devant les caméras (vous ne voyez pas mais en vrai il y en a au moins 6) je me suis bien amusée et l’équipe a su me détendre avec sa bonne humeur et un déjeuner libanais. Je n’ai pas réussi à intégrer la video de présentation du cours ni sur ce blog ni sur le site (sans Gunjin je ne suis rien) alors je vous conseille d’aller sur le site d’Artesane pour découvrir tout ça. J’ai d’ailleurs été croquée par Marie-Gabrielle et interviewée ici sur leur blog.

Je donne également un cours en chair et en os au Walrus le samedi 27 autour du short Mimi, une bonne occasion d’apprendre le tricot en rond et d’invoquer les dieux du Printemps/été 2017 en faisant la danse du poumpoum short. C’est ici pour s’inscrire.

Avec la Droguerie, on est en train de s’organiser pour vous proposer des cours SAV / suivi de projets / accompagnement en boutique. L’idée c’est que vous puissiez venir avec soit un en-cours sur lequel vous êtes bloqué, soit un nouveau projet qui vous fait peur et que vous voudriez qu’on démarre ensemble. Est-ce que ça vous plairait ? Ca se passera je pense comme pour les cours normaux, l’inscription se fera sur mon site, je vais intégrer un formulaire dans la page pour que vous puissiez me dire sur quel projet vous voulez travailler histoire de savoir à quelle sauce je vais être mangée.

Je retourne à mon travail, j’ai du tricot et du calcul sur le feu !

Bonne semaine à tous !