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La dernière mode et les coutures

Bonjour !

Etant à CSF J-5, je ne peux pas vous promettre un long post (je suis quelque peu affairée et surtout stressée) mais revenons quand même à notre jeu du samedi. J’avais posté un portrait de Mallarmé par Nadar que vous avez reconnu tout de suite. Le cliché vous a pas mal induit en erreur car sur la photo il porte un plaid sur les épaules. Comme je vous demandais pourquoi je postais cette image ici beaucoup d’entre vous ont cru que c’était à cause de ce plaid mais non, je suis beaucoup plus fourbe que ça. 

Je l’ai choisi pour son activité secrète de chroniqueur de mode et défricheur de tendance dans la revue « La dernière mode », activité qui fut brève (1 numéro tous les 15 jours pendant 4 mois) mais qui eut le mérite de le distraire dans une sombre période de deuil. Bien qu’il ait fait appel à certains de ses amis poètes pour écrire quelques vers ou nouvelles dans le journal, il rédigeait toutes les rubriques mode sous différents pseudonymes : il était le rédacteur / la rédactrice en chef Marguerite du Ponty, les chroniqueuses régulières Miss Satin ou Zizzi, et il écrivait lui-même certains courriers des lectrices signant ses remarques ou questions en tant « qu’une lectrice alsacienne », « une châtelaine bretonne » ou encore « une dame créole ». Les textes décrivant les vêtements et les impressions que les vêtements lui procurent sont un régal et il y a beaucoup écrit sur les étoffes et la maille.

Je vous disais donc que nous sommes à quelques jours du salon, je serai sur mon stand E129 pour ceux et celles qui auraient l’envie de me faire un petit coucou n’hésitez pas ! Je vais essayer de vous préparer un jeu in situ genre Fort Boyard de la Porte de Versailles pour le samedi ce sera rigolo.

Et j’ai tricoté un peu quand même ! J’ai fait 2 boyfriend Hat en alpaga/plumette et j’ai tricoté 6 rangs de mon cardigan vert en Duvet d’Anjou, et cette fois je n’ai pas oublié de m’enregistrer pour le tournoi de Knittich !

Plein de kits Boyfriend Hat ici ! 

En reprenant le cardigan je me suis fait une réflexion sur tricot sans coutures / tricot avec coutures. En ce moment, c’est la mode du sans couture. Les tricoteurs et tricoteuses réclament du circulaire et rechignent à assembler des tricots. Je n’ai personnellement rien contre le tricot à plat, et je dois même avouer qu’une petite soirée couture devant un bon film ne me déplait pas mais comme je tricote aussi pour vous, je m’adapte et propose une majorité de modèles tricotés en rond.Plein de mailles et la quincaillerie qui va avec

Je reprenais donc mon cardigan que je tricote en 3,25 après l’avoir abandonné 2 bonnes semaines, j’avais donc un nombre certain de mailles sur le cable maintenant que j’avais réuni devants / manches / dos, quand au bout de quelques rangs je me suis dit que quand même j’aurais eu plus de plaisir à le tricoter à plat. Les motifs réclament de la concentration (je me mets des bâtons dans les roues je tricote du vert foncé le soir devant Stranger Things) et j’avoue que les rangs à rallonge parfois me courent sur le haricot. Heureusement ça diminue ça ne devrait pas durer et je vais sûrement me contredire quand j’en serai à faire les saddle en rangs raccourcis parce que j’adore faire ça et que ça on ne peut pas le faire si on coud les pièces.

Ici se cachent 2 bonnets et un châle

Pardon pour ce post bref, je m’en retourne à mes bonnets, j’en ai encore 2 ainsi qu’un châle à tricoter. Je demanderai un mot d’excuse à ma maman qui arrive lundi pour garder mon fils pendant le salon mais je vous préviens aujourd’hui que la semaine prochaine il n’y aura exceptionnellement pas d’article, si vous voulez causer tricot il va falloir venir le faire stand E129 !

A très vite !

 

 

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Mid-week point tricot : soignons-les bien !

Bonjour !

I am back in town baby, après un petit séjour dans ma campagne. Je vous écris avec une sinusite carabinée, bien au chaud dans mon canapé, et je tiens à m’excuser pour la qualité des photos cette semaine qui est raccord avec mon état.

J’ai attaqué la traditionnelle grande campagne de rafraichissement des tricots pour qu’ils soient beaux pour le salon, je pense que c’est bien qu’on parle entretien, sujet assez banal mais toujours préoccupant. Je vais vous faire un récap, pull par pull et donc matière par matière, du traitement impitoyable que je leur fais subir, et vous allez voir il n’y a rien de bien terrible.

La fréquence : je ne sais pas ce que vous faites avec vos pulls, moi je porte toujours quelque chose en dessous je les salis très peu. J’avoue les laver plus pour leur donner un coup de frais — ça requinque les mohairs et ça resserre les bords-côtes qui auraient tendance à se détendre — que pour les nettoyer.

Pour TOUS les tricots, pour le lavage, même procédure chez moi :
DANS UN FILET c’est très important : ça évite que les pulls se déforment. Je dis filet mais ça peut aussi être une taie d’oreiller par exemple.
On fait attention à ne pas trop mélanger les couleurs parfois ça déteint ou ça échange des petits poils.
On met à la machine, programme laine A FROID. Il m’arrive de laver un tricot à la main, si j’en ai qu’un et que je ne veux pas faire tourner une machine pour ça, dans ce cas c’est eau à température ambiante, trempette 20 minutes puis :
option 1, c’est un bonnet ou des moufles ou une écharpe fine : direction essoreuse à salade.
option 2, c’est un pull : direction le filet et l’essorage à la machine à 800 tours minute.
Je suis archi contre l’essorage à la main ou à la serviette. Non seulement j’ai mieux à faire, mais en plus ça déforme le tricot. Mon programme laine n’essore qu’à 600 tours, je trouve que c’est pas assez alors en général je remets un essorage à 800 derrière. Si c’est dans le filet, ça craint rien.

Le détergent : j’utilise du shampoing doux directement dans le tambour, quelques gouttes (la dose que j’utiliserais pour me shampouiner moi même). Soit type Mixa bébé, soit ce qu’il y a dans le placard, en ce moment mes tricots se lavent avec du Klorane à l’avoine. Jamais je n’utilise de lessive spéciale laine : au mieux c’est de la bonne achetée en mercerie, c’est cher, c’est du pur marketing et ça n’a rien de mieux qu’un shampoing doux (mais si ça vous fait plaisir parce que le flacon est joli ou que l’odeur est bonne, c’est très bien, personne ne vous jugera). Au pire c’est plein de machins dedans qui adoucissent la fibre, sauf qu’à la longue ça l’encrasse, le pull va paraitre plus beau pendant quelques lavages puis il va commencer à faire la tête. Un peu comme les cheveux avec les shampooings siliconés. Je n’ai jamais essayé les paillettes de savon de Marseille, je veux bien votre retour si vous faites comme ça, moi j’ai toujours peur que ce soit un peu agressif ou que ça laisse comme un dépôt sur la fibre.
Quand je sors les tricots du filet, je les secoue délicatement pour qu’ils se déplient.

Ce qui diffère selon les fibres, c’est le séchage et l’étape salon de beauté.

La pure laine et l’alpaga : ils sont assez lourds quand ils sont mouillés, alors pour qu’ils ne se déforment pas je les fais sécher à plat par terre sur la moquette. Si vous n’avez pas de moquette, vous pouvez mettre une serviette ou un tissu un peu épais. Avec eux, en général, je n’ai rien à faire derrière, un coup de rasoir à bouloche à la rigueur (le mien m’a couté 4 euros chez « Showbizz », le bazar en bas de chez moi).

Le mérinos, et les mélange type Duvet d’Anjou (ou comment j’entretiens mes Docker chéris) : tout pareil que pour la laine et alpaga, séchage à plat, sauf que je trouve qu’eux ont plus tendance à boulocher et méritent donc un coup de rasoir systématique, et un coup de vapeur (j’utilise mon steamer mais du pshit de fer à repasser ça marche bien) pour leur redonner du gonflant. Photo avant / après.

Le lin : le lin supporte très bien le lavage, mais il est capricieux alors je l’épingle à plat au séchage pour redonner une belle forme au tricot. Il aime bien aussi un coup de vapeur pour s’assouplir.

Le coton : je ne lésine pas sur l’essorage avec le coton, puis je le sèche à plat. Le repassage est souvent nécessaire.

Le mohair fin, l’angora et les mélanges légers type « Caresse » : chez moi ils adorent le lavage et retrouvent toujours une super mine après être passés à la machine. Je les secoue bien et je les mets sur un cintre, ils sont légers alors ils ne sont pas déformés par leur poids. Pour les mohairs fins type Plumette et l’angora, rien de plus. Pour la Caresse, parfois un coup de fer ou de vapeur, ça peut froisser légèrement. J’ai déjà trouvé une bouloche après un lavage, 10 secondes de rasoir et on n’en parlait plus.

Le Kid Mohair : mes Shifumi/Paprika/Sailor, je les fais sécher à plat et après ils ont droit à un bon brossage pour faire froufrouter leurs poils. J’utilise une brosse un peu dure à dépoussiérer les vêtements (on en trouve dans les drogueries de quartier, les grands magasins, j’en ai vu chez Merci, à la Trésorerie et chez Maison Empereur si vous êtes plus du sud) mais je pense qu’une brosse à cheveux (en poils pas en plastique) ça fonctionne bien aussi. Je brosse partout, même un petit coup à l’intérieur, pas spécialement délicatement, et ils retrouvent tout leur gonflant.

Les bonnets, chaussettes et petits accessoires : à plat. J’ai quelques paires de chaussettes avec un peu de cachemire dedans, c’est très joli mais j’arrête définitivement. Ca bouloche beaucoup et j’ai la flemme de passer tant de temps à raser des chaussettes, d’autant que je les lave beaucoup. Les bonnets adorent la lessive, parfois avant lavage ils ont le bord détendu et ils ressortent tout ragaillardis.

 

Le point historique est assez peu historique mais plutôt « billet d’humeur » aujourd’hui (mauvaise humeur, mais je suis malade alors j’ai le droit de ronchonner). Samedi c’est pas drôle, vous avez trouvé presque tout de suite ! Il va falloir que je corse un peu le jeu vous êtes trop forts. J’avais posté une image du groupe « Les chaussettes noires », fameux groupe rock’n’roll des années 60. Si j’en suis venue à eux, c’est parce que j’ai découvert au cours de petites recherches que je faisais sur les laines Pingouin que le groupe tel qu’il a été nommé et connu est né d’un accord commercial entre Eddie Barclay et la lainière de Roubaix. Que faisais-je à rechercher des infos sur les laines Pingouin me direz-vous. Je ne m’intéressais pas du tout au Rock mais au phénomène de recyclage de la laine pendant la seconde guerre mondiale.
Je me posais des questions existentielles suite à une descente dans mon stash de laines, et par extension à la quantité de pelotes et écheveaux qu’un tricoteur moyen possède de nos jours. Je trouve dingue la quantité d’offres de fils qu’on a : entre les grandes marques, les marques artisanales, les laines des indie dyers… On vit dans un monde d’opulence de fils, tandis que les hashtags « slowlife » ou « simple things » ou autres trucs du genre fleurissent sur certains comptes DIY, et parfois je nous trouve nous les êtres humains bien contradictoires.
Bref, tout en faisant des recherches sur le sens de la vie et sur le pourquoi du tricot dans ce monde de fous (une semaine en Auvergne, ça vous remue), je suis tombée sur des infos sur les campagnes de récupération d’ouvrages détricotés par les Laines du Pingouin (une des filiales de la Lainière) pendant la pénurie de fil durant la guerre. On les leur envoyait et ces fils étaient reteints, remis en pelotes et en circulation et on tricotait compulsivement… parce qu’on avait froid et qu’on n’avait pas de quoi s’habiller, et les magazines de mode regorgeaient de modèles astucieux ce qui est une autre de mes préoccupations, la pénurie de vrais modèles de vêtements dans les magazines de DIY au profit de bidouilles et de pages shopping, mais ça c’est encore une autre histoire et un autre bougonnage que je réserve à un prochain rhume. Je trouve ça bien cette idée d’économie de la laine, et aussi l’idée de seconde vie du vêtement. Le tricot on y passe un temps fou et on devrait valoriser, je ne sais pas comment, le détricotage autant que le tricotage et plus d’excuse après cet article pour ne pas prendre soin de vos tricots !

Affiche de 1945

Pour les en-cours, je n’ai pas grand chose à déclarer, j’ai avancé pas mal sur mon écharpe en mosaïque mais je suis très prise par les préparatifs de CSF et j’aurais plutôt des histoires d’imprimeur, de grossiste en sacs de kraft et de stylos de comptoir à vous raconter. Oh si, la nouille que je suis a oublié de valider dimanche son post de fin de match contre les Serpendards lors du tournoi de Knittich… Je vais essayer de me retaper au prochain, je dois tricoter 2 bonnets en vitesse pour mon stand CSF ça fera quelques mètres pour mon équipe…

A très vite !

 

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Mid-week point tricot : le tricot hygiénique, et toutes les nouveautés

Bonjour !

Je vous écris d’Auvergne aujourd’hui, je regarde tomber les feuilles, il y a du vert du jaune du rouge et du orange, c’est très beau toutes ces couleurs d’automne ça donne envie de tricoter encore plus !

J’ai plein de nouveautés à vous dévoiler mais je vais commencer par la traditionnelle minute historique avec les explications du jeu du samedi. Ce n’était pas l’image que j’avais postée mais j’essaye de varier les plaisirs, vous pouvez la trouver sur mon Instagram. C’était une photo d’une combinaison de dessous du Dr Rasurel exposée au V&A Museum, tricotée en laine et ouate de tourbe.

On l’a vu la semaine dernière, le tricot jusqu’à la fin du XIXème siècle était une affaire d’intimité. Omniprésent en pratique il état le grand absent de la représentation du vêtement. Tout ça a changé avec les mentalités et les progrès techniques. En plein boom industriel, les ateliers de confection tournent nuit et jour et les étoffes de maille deviennent de plus en plus élastiques. Les corps se libèrent, on est sportif, on est sain, on porte de la maille et on achète avec fierté son sous-vêtement technique. Les premiers à vanter des dessous sains, anti-bactériens, anti-rhumatismes et bons pour la circulation ont été les Allemands avec la ligne du professeur Jaeger. Les Français ont vite sauté sur l’idée et le docteur Rasurel a lancé sa propre gamme en mélange laine et ouate de tourbe qui chauffe mais laisse respirer la peau. Pour les fans de Proust, sachez qu’il a passé ses années d’isolement dans une chambre aux volets clos, aux murs doublés de liège, aux rideaux et tentures tirés … emmitouflé dans des lainages du Dr Rasurel.
Vous noterez que c’est un phénomène dans lequel nous baignons encore. Toutes les marques ont leur gamme qui chauffe, qui refroidit, qui évacue la sueur, les bactéries, qui diminue l’effort ou fait circuler le sang.

Le moment en-cours maintenant. Je ne suis pas fière de moi. Je suis en plein match contre les Serpentards (dans le cadre du fameux tournoi de Knittich) et je n’avance pas des masses, assez prise par les préparatifs de Création et Savoir Faire.
Mon cardigan vert en Duvet d’Anjou est en pause, je le reprendrai quand j’aurai fini les 2 premières pelotes de l’écharpe en mosaïque.

L’écharpe donc a avancé, j’ai quasiment fini mes 2 premières pelotes de 150m. Je crois que ce sera un projet au long cours, genre « je fais 2 pelotes entre 2 gros projets » et je vois là en photo 2 rangs où j’ai du me tromper et bien tant pis mes amis.

J’ai honteusement monté une énième paire de chaussettes pour Halloween, c’est pas de ma faute j’ai craqué sur cette couleur citrouille chic (c’est pas le vrai nom du coloris) d’Elen Sock de Triskelion chez Les Tricoteurs Volants. Je me suis dit que maintenant que je maitrise le magic-loop, je pouvais me lancer dans le tricot de chaussettes 2 at once. Faut un peu gérer les 2 pelotes au début, mais quand on prend le coup de main pour pas les emmêler c’est assez cool . Je fais encore une paire assez simple avec des mailles glissées, je crois que dans la vie j’aime les chaussettes simples et les mailles glissées.

Allez les trucs nouveaux ! J’ai plein de choses à vous montrer !

Vous souvenez-vous de la Chose rose  ? Elle s’appelle maintenant Amandine car elle est douce et chic comme Amandine Le loup blanc. Si vous trainez un peu sur Instagram vous en verrez bientôt des vertes, des jaunes, des violettes, des blanches ou des grises. Et bien Amandine est en ligne, vous pouvez maintenant vous la tricoter !
Click click sur la photo pour le lien vers Amandine ! 

On a refait quelques photos avec les nouvelles couleurs de bérets, je vous présente Muriel, elle travaille dans le même bureau qu’Amandine et moi chez Lucie et elle envoie du bois avec un béret sur la tête (et pas que).

click click sur la photo 

Vous souvenez-vous du châle Flopsy ? On avait fait un kit fête des mères patron + fil La Droguerie + beau sac et belle linogravure. Vous pouvez maintenant trouver le patron et le fil sur le site ! Je vous préviens c’est un modèle de châle … de la fille qui n’aime pas trop les châles, et pourtant j’en ai tricoté plusieurs d’affilée et je le porte presque tous les jours. Le magic-loop, les châles, oula attention Alice …
Click click pour Flopsy ! 

Avez-vous vu passer des rayures rouges et blanches et des paillettes cet été sur mon Instagram ? Aujourd’hui parait le Marie-Claire Idées de Noël et dedans vous retrouverez 2 modèles pour faire la fête à paillettes : les marinières Charlotte et Baby Charlotte, un modèle femme et un modèle enfant en Duvet d’Anjou et Pétillante de La Droguerie ! Et j’ai la joie de vous annoncer qu’il y a quelques semaines, j’ai tourné chez Artesane un cours de la marinière enfant. Si c’est votre premier pull sans coutures ou en topdown, on va décortiquer ensemble dans la video toutes les étapes qui font peur !
Click click sur les photos pour les liens vers les kits ! 

Je vous dis à samedi sur IG pour le jeu, et à la semaine prochaine pour les nouvelles fraiches !

 

 

 

Mid-Week point tricot : la prose du patron et la folie du béret

Bonjour !

(Nouvelle) coutume oblige, on commence par la minute historique avec les explications du jeu de samedi dernier. Voici la photo postée, je demandais qui sont ces hommes et que sont ces chapeaux :


Canada knits, Shirley A. Scott

Rendons à César ce qui est à César, j’ai trouvé l’inspiration cette semaine dans un livre offert par Gunjin à son retour de vacances. Ce livre est une mine d’or, je vous conseille de vous tuyauter sur le tricot canadien parce qu’il y a du potentiel pour le Saturday morning knitting game. Ils sont beaux quand même ces hommes tout de laine blanche vêtus.
Ce sont donc des joueurs de hockey canadiens, coiffés d’un Tam O’Shanter. Le béret est un couvre chef européen. Les premiers modèles dateraient du moyen-âge et seraient originaires du Béarn. C’est traditionnellement un chapeau tricoté puis feutré pour être bien entendu plus chaud et étanche, mais également pour être plus chic : une étoffe de maille bien feutrée ne se distingue pas d’un tissu de laine, or jusqu’à peu le tricot était réservé à l’intime, et les vêtements de maille plutôt portés dessous que dessus. La Grande Bretagne avec qui la France a toujours entretenu d’étroits liens en a vite fait un de ses must du vêtement : les chasseurs de baleines basques auraient fricoté avec les chasseurs de baleine britanniques et rapporté au pays l’habitude de porter le béret. Là bas il est vite devenu chapeau national et porté des noms aussi variés que « porkpie » (littéralement « tourte au porc », rapport à la forme), « Balmoral » (comme l’une des résidences royales en Ecosse)  ou le plus communément « Tam O’Shanter », nommé d’après le héros écossais d’un poème (pas piqué des hannetons, je vous en conseille vivement la lecture) de Robert Burns fin XVIIIème.
Comment nos joueurs de hockey de 1895 se sont retrouvés coiffé du fameux Tam ? Il y a la piste des baleiniers basques, qui ont beaucoup voyagé et dont une grande communauté s’est installée au Canada, mais également tous les colons écossais qui ont apporté avec eux leur garde-robe.

Et je suis très contente qu’on parle de béret, je suis gaga de bérets depuis quelques années. J’ai commencé avec un premier modèle il y a 4 ans, le béret Caroline bicolore (disponible dans Carnet d’hiver) avec son pompon :

Click click sur la photo vers le Carnet d’hiver ! 

Ensuite il y a eu le Paris Béret dans Sentimental Tricot, maintenant j’en ai de toutes les couleurs !

Click click sur la photo vers les Paris Béret ! 

Et puis il y a aussi le Tweed, dans le Carnet d’Hiver également, en jacquard 3 couleurs

Click click sur la photo vers le Carnet d’hiver ! 

On vous prépare plein de kits colorés pour CSF !

Faisons le point sur les en-cours ! Il faut que je vous parle d’un truc : grâce à quelques désistements, j’ai eu la chance de pouvoir m’inscrire au tournoi de Knittich 2017 organisé par Tricot et Stitch ! Je suis super contente j’ai été admise chez les Poufsouffle, ma maison préférée. J’ai concouru pour mon premier match avec le fameux cardigan vert plein de torsades, j’en suis à 5 rangs après la jonction corps et manches. Je vous dis pas comme j’ai serré les fesses en priant pour que ça tombe bon dans les motifs, mais miracle, ça tombe bon. C’était inespéré étant donné que je suis plutôt détendue du tricot, comme vous avez vu l’autre fois j’ai tendance à me dire qu’on est pas à une maille ni à une ânerie de torsade près. Maintenant les rangs sont longs mais ça va commencer à être marrant de voir l’empiècement se dessiner.

J’ai aussi un peu avancé dimanche soir sur ma chaussette des en-cours abandonnés, j’ai fini la cheville et fait un bout de talon. Je ne fais pas de points trop fantaisie, avec ce beau fil plus c’est simple et mieux c’est.

Et pour mon deuxième match de Knittich qui a commencé hier mardi, j’attaque une écharpe en Loch Lomond de BC Garn (pas de commentaire sur le nombre d’en-cours en cours s’il vous plait merci). Je vais la tricoter en jacquard mosaïque, j’avais fait une écharpe comme ça rouge et blanche il y a longtemps mais je l’ai perdue.

J’ai eu vendredi dernier avec Enrico des Tricoteurs Volants une discussion très intéressante sur la rédaction de patrons. Lui est partisan des abréviations quand moi j’y suis terriblement allergique. Quand je lis env. ou m. ou aug. j’ai les muscles du dos qui se crispent. J’aime bien faire des phrases en français d’autant qu’avec les PDF on n’a pas vraiment à de limites en nombre de caractères. Et du coup on a parlé du Tech Editing puisque ce langage codé du tricot est finalement la façon la plus classique de rédiger les explications. J’ai découvert l’existence des Tech Editors il y a très peu de temps, je crois que ce sont des gens qui relisent et calculent les patrons de tricot, je serais très curieuse si l’un ou l’une d’entre vous me lit de discuter parce que je suis sûre que j’ai plein de choses à apprendre, et je serais ravie également de discuter avec vous les tricoteurs et tricoteuses, de comment vous préférez vos patrons !

A très vite et je peux vous dire que la semaine prochaine, il y aura du nouveau et de l’actualité bien que je serai au fin fond de l’Auvergne loin de la civilisation, c’est beau la magie d’internet !

 

Mid-week point tricot : robotisation du travail et travail du dimanche

Bonjour !

Mon titre est accrocheur en ce jour de grèves pour coller à l’actualité politique mais je vous rassure je reste tricoteuse main et attachée aux dimanches en famille en pyjama.

Je vais commencer par le jeu de samedi ! La réponse a été trouvée très très vite, bravo à mes lectrices si cultivées ! Voici l’image postée, la question était : « pourriez-vous me dire d’où elle est tirée, et pourquoi elle est intéressante pour les amoureux de la maille »

C’est une photo du ballet « Le Train bleu » de Bronislava Ninjiska (accessoirement soeur de Ninjiski) pour la compagnie de Ballets russes. Le livret est de Jean Cocteau, le rideau est de Picasso, mais ce qui nous intéresse ce sont les costumes, tout de maille, de Chanel. Je vous mets une photo en couleur :

Coco Chanel a établi sa première boutique en 1913 à Deauville, il fallait plaire aux baigneuses et aux sportives. La maille était donc la matière star de la créatrice. Puis la guerre est arrivée, avec les clientes élégantes qui fuyaient la capitale et qui avaient besoin de tenues adaptées à leur nouvelle vie active. Les hommes au front, les femmes devaient travailler et accueillir et soigner les soldats blessés dans leurs riches demeures normandes et la mode du vêtement « sport » pour la vie de tous les jours est née. Après la guerre, rien ne pouvait devenir comme avant et on ne s’est pas retourné vers la mode d’avant. Les femmes sont restées très actives pour se relever du traumatisme de la première guerre mondiale et les costumes du Train bleu sont vraiment emblématiques de cette période durant laquelle la maille a été l’un des vecteurs d’un grand changement de la femme, de son corps, de son vêtement et de la société en général.

 

Un point en-cours maintenant ! J’ai terminé le corps de mon cardigan vert, c’est du boulot mais c’est trop de joie tous ces points en Duvet d’Anjou. Parce qu’on me l’a demandé à plusieurs reprises, les lignes roses dans le tricot ce n’est pas une autre ânerie (cf. le post de la semaine dernière avec l’affaire de la torsade) c’est l’emplacement des poches ! Je tricote quelques mailles avec un autre fil, à la fin quand je veux faire mes poches je détricote ce fil auxiliaire délicatement ce qui libère les mailles. Les mailles du bas je les relèverai pour tricoter le bord côte de la poche et les mailles du haut je les relèverai pour tricoter le fond de poche. Mais tout ça sera détaillé dans le tuto bien sûr.
Je voulais vous montrer un petit accessoire qui peut être bien utile quand on tricote à partir d’une grille :

Oui, avant d’arriver jusqu’à vous, mes patrons sont de vrais gribouillis chiffonés.

C’est un chevalet aimanté, je crois que c’est Knit Pro qui fait ça (je n’ai pas d’actions et ce post n’est pas sponsorisé, je donne juste des tuyaux), on peut suivre les lignes avec la petite réglette et il y a des poches pour fourrer des bazars (les bazars c’est la vie). Le mien est cassé il faut que je répare la pression mais c’est sensé tenir debout, c’est pas mal. En plus ça évite que le papier ne se froisse dans le sac.

 

Quand j’ai fini mon corps samedi soir, je me suis rendue compte qu’il ne me restait pas de quoi attaquer une manche puisque, comme d’habitude, j’avais oublié de prendre une pelote pour le weekend au bureau. Comme la semaine passée j’ai ressorti le panier à en-cours (la semaine dernière dans les mêmes circonstances j’ai fini les chaussettes de yoga de Lucie) et dimanche j’ai fini le bonnet de Gaby que j’avais commencé cet été au bord de la piscine. Dimanche soir j’ai donc replongé dans le panier et j’ai avancé ma paire de chaussettes en Fée fil. Et là je me suis dit que j’allais instaurer le « dimanche en-cours qui traine », c’est à dire que dorénavant le dimanche je ne tricoterai que les oubliés du panier. Dans mon cas c’est assez vite gratifiant puisque je n’ai que des accessoires qui trainent je déteste avoir plusieurs gros ouvrages en même temps j’ai l’impression de ne pas avancer. Si ce concept vous intéresse, on peut se créer un hashtag du dimanche des en-cours abandonnés et se donner du courage.

Lucie est très souple dès le matin au réveil


Si vous manquez d’en-cours du dimanche ou d’idées rapides pour cadeaux de Noël, mon e-book Carnet d’hiver est disponible sur le site et il contient 21 patrons d’accessoires pour 4 euros ! Cliquez sur l’image ! 

 

Grande nouvelle : je suis super excitée, j’ai reçu cet engin qui vient tout droit d’Auvergne par voie parentale. Vous en avez vous une machine à tricoter ? Je n’en n’ai jamais utilisé, je ne sais pas si ça va me plaire mais ça a l’air très rigolo. Celle-ci est à double fonture, je vais même pouvoir faire du tricot en rond ! Je prends tous vos conseils pour dompter la bête si vous en avez. Et si ça me plait de travailler avec la machine, vous voudriez des patrons adaptés pour machine à tricoter? Il y en avait avant dans les magazines de tricot. Je ne sais pas si ça se fait encore, je suis complètement ignare dans ce domaine, mais il y a peut être de la demande parmi vous.

Je vous laisse, j’ai moult préparatifs à faire pour Création et Savoir Faire qui approche à grand pas ! Vous viendrez nous voir ? Ce sera la fête sur le stand ! Il y aura bien sûr mes chéries qui viennent de loin Léna et Annouchka, Amandine (le Loup blanc), Bernie (In the wool for love) fera des passages ponctuels mais flamboyants, on y croisera sûrement Lucie, Gunjin bien évidemment, ma maman et ma mémé. Venez ça va être bien, et surtout venez nous montrer vos tricots on va organiser des trucs sympa !

 

Mid Week point tricot : de la torsade et de la culotte

Bonjour !

Ceci est un test, ceci est un test : chers abonnés à la Newsletter, recevez-vous ce post correctement ? Il est possible qu’il s’affiche bizarrement et vous pouvez cliquer sur « voir dans le navigateur » pour qu’il prenne la mise en page de mon blog comme d’habitude.

Aujourd’hui je voudrais introduire un nouveau paragraphe qui fera partie des posts de blog hebdomadaires. Si vous me suivez sur Instagram, vous participez peut-être au Saturday Morning Knitting Game (hashtagué #saturdaymorningknittinggame). Tous les samedis matin je pose une question en rapport avec le tricot et le gagnant remporte le patron de son choix. Je pose souvent des colles historiques et c’est assez frustrant sur IG de ne pas pouvoir expliquer un peu la réponse. Je vous propose donc d’écrire ici chaque semaine quelques lignes sur l’objet du jeu du samedi.
Samedi dernier, j’ai posté cette photo et la question était : comment ça s’appelle, qu’est-ce que c’est et comment c’est fait.

Source : everyday knitting par Annemor Sundbo

Nous avons eu 2 gagnantes : l’une a trouvé le nom et l’utilisation de ce vêtement, l’autre sa fabrication.
Il s’agit d’un sous-vêtement appelé « Long John ». C’est tout simplement une sorte de culotte longue qu’on porte sous ses habits. On se dispute sur l’origine du mot car certains avancent qu’on l’appelle ainsi à cause de la culotte que portait le boxer John Lawrence Sullivan, et d’autres que l’appellation est plus ancienne et serait une déformation du français « longues jambes ». Celui-ci est assez particulier, si vous observez bien vous remarquerez que c’est en fait un pull Gansey retourné et customisé. Moi ça m’émeut, surtout en tant que tricoteuse, de voir à quel point on peut avoir un rapport intime avec les objets et combien on veut les faire vivre jusqu’au bout. On voit que ce tricot a été rapiécé plusieurs fois. C’est quand il n’était vraiment plus portable à l’extérieur qu’il est devenu sous-vêtement. J’adore cette idée qu’après avoir partagé plusieurs années avec son Gansey son propriétaire en a fait une culotte, soit une seconde-peau.

On aime les culottes en tricot ! Cliquez ici : 

Je crois que c’est l’heure de faire un point en-cours, ahum ahum. La bonne nouvelle c’est que j’ai terminé les chaussettes de Lucie ! Je lui ai fait des petites chaussettes sans talon et sans orteils pour aller au yoga et c’était comme toujours un plaisir de tricoter de la Triskelion surtout avec mes DPN préférées (mes préférées de toute la vie pour les numéros fins ce sont les Carbonz de Knit Pro, parce que la pointe glisse bien mais pas le reste de l’aiguille). Je suis malgré tout restée sur ma faim parce que le plus marrant dans les chaussettes c’est quand même de faire les talons et les orteils.

Les bords sont un peu en chou-fleur mais c’est pour l’élasticité

La mauvaise nouvelle, c’est que j’ai retrouvé un début d’une autre paire de chaussettes qui se planquait dans un tiroir de mon bureau. Elle n’est vraiment pas très avancée et je pourrais la défaire mais comment résister à cette couleur magique ? C’est le Aimée’s Lipstick de la Bien Aimée et vous pouvez même lui demander la référence du rouge à lèvres Chanel assorti.

3 pelotes de Triskelion et à gauche la rose fourbe qui se cachait dans le tiroir …

J’avance sur mon truc vert et torsadé, pas assez vite à mon gout mais je viens de souscrire à un abonnement à Netflix pour tenter d’augmenter le rendement. Si vous avez des films et séries de prédilection qui vous font avancer le tricot je prends les suggestions ! Vous noterez que j’ai fait une petite erreur dans une des torsades (à droite du tricot)… Je me suis tatée, est-ce que de défais ou pas, mais j’ai décrété que je l’aimais cette petite erreur. Elle ne rend pas le cardigan plus moche, elle me rappellera juste que c’est moi qui l’ai fait avec amour et qu’à ce moment là je me suis trompée et puis c’est tout.

Ici on est fan de torsades, clic clic clic sur les images !

Oh et saviez-vous que Sandra (de l’Echappée Laine) a ouvert une chaine YouTube de techniques de tricot ? C’est ICI que ça se passe !  

A très bientôt !

 

 

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Début de Week Point Tricot : le jour où on s’est réconciliés le magic-loop et moi

Bonjour !

Je tente avec ce post une question aux cracks de l’informatique : vous le savez peut-être si vous y êtes abonné, j’ai depuis quelques mois une Newsletter mais depuis, n’ayant à mon grand désespoir que 2 mains, un cerveau, et 24h pour une journée, je délaisse le blog alors que j’adore ça. J’aimerais essayer de coupler les 2, le blog post serait donc envoyé dans votre boîte mail et je vais y intégrer un récapitulatif des actualités, nouveautés, offres … Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous auriez des idées de comment faire ça ? Idéalement il faudrait intégrer ce blog WordPress dans une Newletter Mailchimp. Je prends toutes vos idées !

Etes-vous sur Instagram ? Si oui vous suivez peut-être les péripéties de La Chose Rose, la blouse que j’ai enfin fini de tricoter et à propos de laquelle je vous ai dis « je vais finir demain » déjoués durant. Cette Chose Rose a eu le mérite de me réconcilier avec le Magic-Loop. Normalement je déteste le Magic-Loop. Je trouvais ça galère et je perdais un temps fou à tirer le câble de l’aiguille. Je suis double-pointe addict pour les tout petits diamètre et sinon pour les manches je suis fan des Hiya Hiya 40 cm. Sauf qu’il se trouve que j’ai perdu mes Hiya Hiya de 4 mm et que sur mon lieu de vacances : impossible de se réapprovisionner. C’est le coeur lourd que j’ai du Magic Looper. Et ben figurez-vous qu’après quelques rangs, avec les Chiaogoo et un câble très long (je pense que la top qualité du câble + une grande longueur, c’est le secret) j’ai commencé à bien m’en sortir et j’ai même commencé à aimer ça. C’est une grande nouveauté je ne suis plus une Hater du Magic-Loop. Si ça se trouve la semaine prochaine vous me verrez vanter les mérites de la méthode continentale (non je rigole).

Je me suis bien amusée à tricoter cette blouse. J’ai retrouvé la Caresse qui fait vraiment des caresses aux doigts, j’en avais tricoté plein il y a un an ou 2 et je suis toujours aussi convaincue. Pour une blouse c’est parfait, beau drapé, souple, léger et chaud. Je suis plus ou moins dans une période rose (j’ai acheté un téléphone rose, je suis en train de peindre ma salle de bains en rose…) alors je suis contente avec ma laine. Je me fais aussi plaisir avec une construction sympa, j’ai commencé par l’empiècement avec un de mes points préférés en mailles glissées qu’on utilise souvent pour les talons de chaussettes. J’ai ensuite fait le col (j’aime bien le faire vite on a tout de suite l’impression que le travail est propre) puis j’ai relevé des mailles pour les manches. Enfin j’ai relevé des mailles pour le corps. Vous aimez les constructions un peu marrantes ?

Si j’étais aussi pressée de le terminer c’est qu’un carton de Duvet d’Anjou à la couleur dingo m’attend et que je vais en faire un cardigan avec plein de torsades dedans. Je trouve que c’est trop frustrant de voir la liste de tout ce qu’on a envie de tricoter et de n’avoir que 2 mains. J’avance dessus, lentement mais sûrement, et vous pouvez pas savoir le plaisir que ça me donne de retrouver mon aiguille auxiliaire, plein d’anneaux marqueurs et toute la quincaillerie nécessaire au tricot à points.

Connaissez-vous Cécile et Perlette ? Cécile est à l’Ecole de la Maille et elle fait un stage au bureau avec nous ce mois-ci ! Et ces jours-ci, elle habille Perlette la poupée de La Droguerie qui a froid aux cuisses depuis quelques mois (ma grand-mère me l’a tricotée ce printemps et la pauvre attend toujours sa garde-robe). Quels modèles Alice Hammer x La Droguerie aimeriez-vous voir dans la petite penderie de Perlette ? Cécile est en train de lui confectionner un petit Nuits Parisiennes et c’est plutôt super mignon.

A tout bientôt avec un truc vert et le cerveau entorsadé et une interview de Cécile qui va nous raconter l’école de la maille !

Je vous prie de m’excuser, cette semaine, pour des raisons techniques,  j’illustre mes propos avec des images que vous avez déjà vues sur Instagram. Cela ne se reproduira pas (trop j’espère) .