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Nos patrons & vous …

Bonjour !

Si, pauvre de vous, vous n’étiez pas parti en weekend prolongé sans connexion internet, vous avez peut-être vu passer ou réagi à un de mes post instagram (c’était l’image qui est actuellement en haut de cet article).

Je fais un petit récapitulatif de l’évènement : un client nous a alertés vendredi soir, quelques designers et moi, qu’un groupe de tricoteuses couseuses qui se réunissent régulièrement pour des Tricothés avaient créé, sur une plateforme qui s’appelle Hubic, des dossiers avec plein de patrons couture, broderie, DIY, crochet et tricot pour pouvoir se les échanger. Le principe est simple, on se connecte, on peut remplir les dossiers avec ses propres PDF et télécharger à volonté tout ce qu’il y a dedans. C’est comme un dossier normal dans un ordinateur sauf qu’il est partagé. On a pu y rentrer, il y avait 10,56G de documents dedans. Il y avait sûrement beaucoup de doublons car les patrons étaient classés par type (cardigan, femme, designer …) mais quand même, y avait de quoi tricoter toute la vie. Plusieurs personnes de la même ville, suite à mon post, m’ont signalé que lors de tricothés une mercerie revendait des patrons illégalement. Elle les achète une fois, les imprime et les propose à  la vente aux clients. Il n’y a apparemment pas de lien entre la mercerie et le groupe qui s’échange les patrons sur internet.

Je ne raconte pas ça pour refaire l’histoire, cette affaire est terriblement banale. On vend des chose duplicables à l’infini, dématérialisées, et on n’a aucun moyen de contrôler ce qui se passe avec une fois qu’ils sont en ligne. On ne peut compter que sur votre bonne foi à vous, nos clients, et sur celle nos partenaires privilégiées : les merceries.

Cette affaire, j’ai envie qu’elle se transforme en quelque chose de positif. Je pense qu’on peut agir si on travaille main dans la main les designers, les merceries et les clients. Dans un futur très proche, je propose que se mettent en place 3 choses :

1 – un label « mercerie amie des designers ».
Il y en a heureusement plein qui nous défendent et vous ne doutez pas de la pression qu’elles subissent de la part d’une partie de leur clientèle. Pas mal de personnes ne comprennent pas que si on achète le fil, le patron ne soit pas offert. Je comprends l’idée, je comprends la tentation de céder et de faire une petite copie de pdf pour faciliter (ou meme conclure car des clients claquent la porte quand la mercerie refuse) une vente. Je sais que pour les merceries, c’est pas facile non plus. Je crois que parmi toutes les professions de commerce, la mercerie est celle qui gagne le moins, le mercier arrive à se dégager en moyenne un salaire de 1100 euros mensuels (message subliminal, ne laissez pas mourir les merceries, oui vous pouvez trouver la laine moins cher sur le net mais vous ne bénéficierez pas du conseil des pros et de la jolie boutique qui a un loyer à payer… et, pratique odieuse mais répandue, on sait que c’est tentant d’aller regarder les coloris en boutique pour après acheter en ligne).
Je pense que ce serait bien que les merceries qui ne cèdent pas à cette facilité soient répertoriées afin que les clients aillent faire leurs achats en connaissance de cause. Je crois qu’il faudrait afficher un joli macaron sur leur vitrine, et peut être qu’une sorte de charte pourrait aussi apparaitre quelque part. Les clients sauraient où ils mettent les pieds et arrêteraient peut être de réclamer des patrons gratuits s’il était affiché quelque part qu’ici on ne copie pas de patrons, ni de livres, qu’on ne laisse pas prendre en photo les livres, et que le travail des designers est précieux et qu’on a pas le droit de vendre le produit fini tricoté à partir de leurs modèles (on y reviendra).
La liste de ces merceries pourrait aussi être disponible en ligne, et nous les designers, mais aussi les blogueurs, on pourrait mettre le lien sur nos sites pour informer les clients.

2 – une liste noire des merceries
Je suis très partagée dans mon moi intérieur sur ce principe, la délation c’est pas joli. Mais je n’ai pas envie d’envoyer mes clients chez des gens qui volent mon travail (ou celui de n’importe qui) pour vendre leur fil ou leur tissu c’est un peu comme un boulanger qui vole la farine pour faire son pain (dédicace à Blanche Gardin pour l’allégorie du boulanger). De plus suite aux évènements de ce weekend, j’ai reçu un nombre assez fou de messages de clients qui connaissent des merceries qui refilent des patrons sous le manteau et que ça révolte et qui ne savent pas quoi faire. Moi je dis faisons quelque chose quand même le but n’étant même pas de punir mais de sensibiliser. Il y a des merceries qui copient les patrons. Il y a des merceries qui copient les modèles et changent le fil et le nom et les revendent sous forme de kits patron + laine. Il y en a qui vendent les objets finis tricotés à partir de nos patrons mais on reviendra dans le paragraphe suivant sur cette pratique et ce n’est que grâce à nos clients qu’on peut le savoir, à moins que des merceries se mettent elle même sur liste noire mais j’ai des doutes là dessus.

3 – une texte de sensibilisation qui serait imprimé sur tous les patrons
Je pense qu’il faudrait être beaucoup plus explicites sur nos patrons (toute nature d’ouvrages confondus). Il faudrait que soit écrit noir sur blanc ce qu’on a le droit de faire ou pas. Moi je ne le fais pas. Je pensais que le ©Alice Hammer suffisait mais non, j’ai trouvé des blogueuses qui vendaient mes modèles tout tricotés. Alors j’ai ajouté « réservé à un usage privé exclusivement » mais ça ne suffit pas non plus. Je pense qu’il faudrait une demie page de texte qui rappelle tout simplement la loi, et peut être au bas de chaque page un « si vous avez ce patron entre les mains et que vous ne l’avez pas acheté sur site du designer ou sur plateforme type Ravelry, vous êtes dans l’illégalité merci de vous référer à la page numéro de la page où il y a le texte. Enfin un truc dans ce goût là. Ca n’empêchera pas les gens de copier, mailer et partager. Mais si ça sensibilise même 3 personnes, c’est pas perdu.

Je fais ces propositions très sérieusement, et j’invite tous les gens qui se sentent concernés que ce soit pour du tricot, du crochet, de la couture ou de la broderie à me contacter pour faire avancer la réflection.

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25 commentaires

  1. Alicia dit

    Bonjour,
    Je souhaitais soumettre une idée qui vient de la manière dont on reproduit parfois les partitions musicales (ça ne s’appliquerait donc que pour les patrons imprimés, mais cela peut constituer un premier pas, notamment pour les merceries). Au sein de certains conservatoires, on achète des autocollants, payants bien évidemment, qui indiquent donc que l’on a payé pour obtenir les droits de reproduction et que l’on doit coller sur chaque photocopie. La mise en place doit demander un peu de logistique mais c’est un système qui permet de garantir le paiement des droits de propriété (par le biais de l’achat des autocollants). Ca n’empêche évidemment pas que parfois, certains ne collent pas le fameux autocollant, parce qu’ils n’en ont plus, parce qu’ils n’ont pas le temps, etc. On ne peut de toute façon jamais contrôler la probité des gens. Cependant, je propose cette idée car l’habitude de voir ces petits autocollants sur les photocopies éveille une forme d’attention (pour ma part je me suis toujours étonnée de voir des reproductions sans aucune mention particulière rappelant que les reproductions ne sont pas libres de droit). Pour les patrons numériques c’est évidemment plus compliqué, mais en même temps, bon nombre de sites d’articles académiques exigent le paiement d’une sorte de droit d’accès annuel pour accéder aux documents. Dans tous les cas, je suis tout à fait d’accord sur l’importance de la sensibilisation, car malheureusement pour le reste, on n’empêchera jamais les gens de préférer des petites magouilles que la simple honnêteté et le simple respect des gens qui essayent de vivre de leur travail sans tricher.
    Courage !

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    • Merci c’est intéressant comme piste. Il y a aussi peut être moyen de watermarquer les PDF avec le nom de l’acheteur et la date d’achat, il parait que Brooklyn Tweed le fait. A méditer donc, merci pour cette idée.

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      • Florie dit

        Bonjour,
        Le site makerist inclus le nom de l’acheteur sur le pdf du patron acheté, dans l’entête (watermarked).
        Belle journée

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    • aziliz dit

      Très intéressant. Cela existe déjà pour les modèles de broderie: une grosse pastille rouge qui indique que l’on a bien un original en main. Et qu’on ne peut décoller.

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  2. Bonjour Alice ! Je suis créatrice de patrons de couture et je te remercie pour ton article qui pose bien le contexte Avec toutes les difficultés que l’on rencontre lorsque l’on est créateur (copie de notre travail, utilisation à des fins commerciales, « 15 euros pour un patron c’est cher !  » sans aucune considération de tous le travail que cela implique ni même des coûts de production … peut être avons nous le droit de nous rémunérer pour le travail que l’on fournit non ? ;)) j’hésite moi même à vendre mes patrons sous forme dematerialisée… bref bravo pour ces propositions,merci pour le temps que tu y consacres! je suis particulièrement enthousiasmée par la première et la troisième ( j’ai un doute sur la deuxieme, sensibiliser et alerter suffit sans doute, certaines personnes ne se rendent pas compte ou « tente le coup » même si c’est moche … mais les mettre sur liste noire est un peu extrême à mon sens surtout si ça leur fait fermer leur commerce…un avertissement suffit peut être ? D’ailleurs j’ai trouvé Ca bien que tu ne donne pas le nom de la personne sur Instagram ! Soyons plus intelligents :)) , si tu souhaites organiser une sorte de réunion ou de groupe en ligne de désigners pour mettre au point tout Ca j’en suis ! Caroline (slow sunday paris) bonne journée

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    • Oui et la liste noire c’est aussi un risque de fausse dénonciation, un client insatisfait sur internet a vite tendance à en rajouter… gros cas de conscience en tout cas.

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  3. Marie dit

    Bonjour Alice,
    bravo pour ta démarche! a mes débuts de tricoteuse j’achetai mes fils chez phildar et les vendeuses me donnaient des copies des modèles… aujourd’hui je dois dire que ma démarche a changé puisque je ne suis plus jamais retournée dans cette enseigne et n’achète que des patrons tricots/ couture de designers comme toi et d’autre. Au travers de vos blogs on mesure complètement la somme de travail nécessaire à la sortie d’un patron, à votre présence sur un salon. C’est un travail et tout travail mérite salaire. Alors oui il faut intervenir !
    Par ailleurs, as tu penser au dépôt de marque et de modèle pour tes créations ? en tant que titulaire de marque et de modèles tu pourrais plus efficacement intervenir contre les contre- facteurs de tes modèles de tricots (exemple il y a quelques mois) et contre les personnes qui distribueraient illégalement le fruit de ton travail!
    Bonne journée
    Marie

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    • C’est vrai que le dépôt légal c’est aussi quelque chose sur lequel on doit avancer avec les designers. C’est pour ça qu’il devient important de mener une réflexion commune pour se sensibiliser les uns les autres.

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    • Valérie B dit

      Bonjour Marie,
      La grosse différence entre Phildar et une créatrice comme Alice, c’est que Phildar rémunère les créatrices qui proposent les modèles dans leurs catalogues. Elles ont donc été rémunérées pour leur travail. C’est la différence entre une graphiste indépendante et une graphiste salariée à une entreprise qui revend le travail. Qu’une vendeuse Phildar, dans une boutique Phildar, photocopie un modèle phildar pour vendre de la laine phildar afin de réaliser le modèle me semble acceptable.

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  4. De très bonnes idées, je comprends ta réticence pour le point n°2.
    À un moment donné, je recevais tellement de mails me demandant d’envoyer gratuitement des patrons payants que j’avais fini par faire un article sur le sujet + mis un paragraphe sur le sujet dans ma FAQ.

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  5. C’est de bonnes idées mais la difficulté d’application va être un gros frein.
    J’ai vécu cette expérience de la boutique sur rue qui offrait mes patrons à ses clientes en créant ses Kits de laine. c’est gentil ! mais on ne connait jamais l’ampleur! surtout que c’est toujours fait sans notre autorisation. Mes patrons se sont retrouvés en vente en ligne sur une boutique de laine sans que je le sache! sans parler des groupes de tricoteuses qui se forment et qui « partagent tout » … mais comment contrôler?? Sensibiliser c’est bien mais les gens s’en moquent….chacun fait ce qu’il veut.
    Pourquoi ne pas créer un accord Designer \ mercerie ou boutique de laine les autorisant à revendre nos patrons si vraiment c’est ce qu’elles veulent. on devrait pouvoir en tant que Designer mentionner si on approuve ou non une boutique. l’idée de l’autocollant est bien, et pourquoi pas un label pour les boutiques en lignes.
    Par exemple si une mercerie veut revendre nos patrons avec des kits de laine..OK ( de toute façon on ne pourra rien y faire) mais alors il devrait y avoir un contrat entre le designer et la mercerie, sorte d’accord disant que la designer approuve cette mercerie dans la redistribution des patrons moyennant un certain montant selon le nombre de reventes. Sorte de forfait pour un nombre limité de patrons.
    De toute façon on ne sait jamais qui se cache derrière nos acheteurs.

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  6. Alizee dit

    Bonjour,
    N’ayant pas les réseaux sociaux, je n’ai pas suivi les rebondissements de cette histoire.
    Le nombre de gens malhonnête est assez incroyable. Je suis de tout coeur avec vous.
    Pour en revenir au sujet de cet article, j’ai une idée mais je ne sais pas si elle est facilement réalisable. Je pense qu’elle peut être fonctionner pour les photocopies.
    Ma meilleure amie est pharmacienne et elle m’a expliqué la méthode employée pour éviter les photocopie d’ordonnance de produits pour les cures de désintoxications. En bas de l’ordonnance, il y a une carré avec des tous petits caractères lisibles. Si tu photocopies l’ordonnance (même sur le même type de papier), les caractères deviennent illisibles et donc tu sais que c’est une photocopie.
    Ton idée d’inscrire le nom et la date d’achat sur le pdf est très bonne.
    Courage et bonne soirée.
    Alizée

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  7. Cleomaque dit

    Ta démarche me semble très positive : ce qui compte, c’est de favoriser le dialogue, de communiquer autour de votre travail. Des affiches, ce macaron, le fait de libérer la parole pour dire que tout cela est du vol devrait beaucoup faire progresser les mentalités. Quand je me suis mise intensément au tricot il y a 6 ans, je me souviens d’une discussion avec ma belle-mère où celle-ci se plaignait de ce que telle mercerie de grande marque de fils, justement, ne donnait plus les patrons, alors qu’avant on les lui photocopiait facilement. Elle trouvait normal d’avoir cette contrepartie à l’achat des fils, et elle voyait dans ce changement une façon pour les grandes marques de vendre des catalogues entiers où peu de patrons l’intéressaient. C’est presque moi qui passais pour panier percé à acheter sans hésiter ces fameux catalogues… Mais je suis sûre que si nous en reparlions avec le recul critique que ton texte et mon expérience des petits créateurs m’apportent désormais, ces idées seraient vite balayées. Internet a apporté un nouveau souffle au monde du tricot et de la couture, nous voulons du tricot moderne, et de qualité, dans une démarche respectueuse. On ne tricote pas de façon utilitaire, ou mécanique, c’est un choix qui nous appartient pleinement, que nous avons réinvesti alors qu’il était un peu tombé en désuétude, et il ne peut pas nous apporter le bien-être, l’épanouissement créatif que nous prétendons en tirer si nous l’associons à des pratiques illégales comme celles que tu décris.
    Depuis que je tricote tes patrons, pour ma part, je suis rentrée dans un processus où je ne tricote plus que des patrons de petits créateurs (parce que de l’un tu découvres l’autre) et que de beaux fils de qualité, que j’achète dans de jolies petites merceries de Paris où je me sens comme une enfant dans une confiserie. Parce que quand tu prends goût au travail original et bien fait des créateurs, tu ne peux juste plus prendre de plaisir à tricoter un modèle mal fichu avec du fil bas de gamme. C’est vrai que mon budget tricot/couture a augmenté… mais mes achats de vêtements ont eux nettement diminué, parce que je porte beaucoup ce que je crée.

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  8. Bonjour Alice,
    Je suis complètement d’accord avec toi, sauf pour le point n° 2. Tout d’abord parce que je n’aime pas la délation, ensuite parce que, comme l’a fait remarquer quelqu’un avant moi, cela peut être un moyen de « régler » ses comptes et de dénoncer une boutique pour d’autres raisons juste pour la saborder. Or, comment contrôler ?
    Par contre, ce qui pourrait être intéressant, c’est de contacter toutes les merceries pour les sensibiliser sur le sujet, et les inciter à arborer le macaron de façon à ce qu’il n’y ait pas de liste noire. Car peut-être que parfois, il peut s’agir de méconnaissance, notamment quand on vend des modèles tout fait, on peut avoir l’autorisation de son fournisseur mais pas du designer. La nuance est subtile pour certaine boutique…. Faut expliquer, de façon à ce que la personne qui vend soit convaincue de ce qu’elle explique à ses clients.
    Il faut réfléchir également au dépôt à l’INPI ou autre organisme.
    D’autre part, au même titre qu’un regroupement de designers pour labelliser « mercerie amie des designer », il faudrait que ce regroupement soit suffisamment convaincant pour pouvoir exprimer son mécontentement de façon évidente en utilisant les voies juridiques. Un petit designer seul ne peut pas. Mais un collectif de designer le peut. Et si cela fait également partie de la communication lors de la sensibilisation des merceries, je pense que ce serait un vrai plus.
    En clair, je te suis dans ta démarche, à fond les ballons…. 😉

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  9. knit swing dit

    bonjour Alice, j’ai laissé un commentaire sur fb que je reproduis ici:

    « hubiC est la solution de stockage en ligne « clés en main » d’OVH.com » – ne faudrait il pas contacter le service commercial d’Ovh pour signaler le piratage de toutes vos créations, car il y a une charte de bonne conduite chez eux aussi :

    je cite:
    Le Client s’engage à respecter l’ensemble des prescriptions légales et réglementaires en vigueur, et en particulier celles relatives à l’informatique, aux fichiers, aux libertés et à la propriété intellectuelle, ainsi que les droits des tiers (droit à l’image, droit au respect de la vie privée…) et s’assure à ce titre que les données stockées par lui-même ou par les utilisateurs autorisés respectent ces dispositions… Le Client s’interdit de transférer, stocker, copier, partager des données pour lesquelles il ne disposerait pas de l’ensemble des droits ou à défaut de l’autorisation des ayants droit…

    apparemment, les copieuses-voleuses n’en n’ont pas pris connaissance !

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  10. Bonjour Alice, je suis Corinne de la marque Orageuse (patrons de couture pdf), la démarche que tu proposes m’intéresse (au-delà du côté navrant de la mésaventure!!!), je suis à fond pour participer! je pense qu’il faudrait des outils de communication (un petit site par exemple) pour 1/présenter le groupement 2/informer largement (enjeux pour le secteur, le travail nécessaire pour sortir un patron, ce que dit la loi..) 3/détailler une charte de bonne conduite, du coup accessible à tous ici 4/proposer des ressources pour les designers (partage de bonnes pratiques sur la protection, quels recours en cas de problème…) 5/lister les signataires et leurs engagements (côté créateur et distributeurs), plutôt qu’une blacklist (pour aussi donner envie à ceux qui n’y sont pas de nous rejoindre!). On pourrait imaginer que si les distributeurs s’engagent à travers toutes les bonnes idées développées ici (autocollant, logo/charte, sensibilisation de la clientèle…) les designers pourraient aussi pointer depuis leur boutique vers la liste des signataires pour les recommander à leurs clients. Tout ça pour aussi installer des relations privilégies aussi entre signataires, et pourquoi pas, mener des actions ensemble en toute confiance… Bref, je suis à ta disposition pour y réfléchir, formaliser des idées, et au besoin mettre en commun des ressources pour faire émerger ce chouette et nécessaire projet! merci d’avoir lancé les idées (et merci à tous les participants à ces discussions!).

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  11. Badolo dit

    Bonjour Alice,
    Je comprends tout à fait cette problématique.
    Aussi je me porte volontaire, bénévolement, si besoin de reflexions, mise en page pour des logos macarons…ou autre…
    Ayant fait mes études en arts appliqués, design de produits et travaillant actuellement danq un service de marketing, je suis très sensible à ce genre de sujets.
    Je suis passionnée de tricot et de couture, bien que débutante. Et j’achète toutes les oeuvres.
    À ta disposition pour la communauté designers mercerie et clientes !
    Hélène

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  12. Valérie B dit

    Je viens de prendre connaissance de ce billet, via Artesane.
    Je suis crocheteuse-tricoteuse-couturière depuis plus de 30 ans et j’ai été blogueuse il y a bien longtemps. Je témoigne que les choses s’améliorent. Vers 2000-2005, c’était beaucoup plus anarchique et la gratuité était la norme absolue sur la blogosphère. Le photocopillage avait le vent en poupe, s’affichait dans les messages, à la vue publique, en toute impunité. Et lorsque quelqu’une s’adonnait à du prosélytisme du droit d’auteur, elle était mal vue (je suis passée pour une emmerd…. à cause de ça). Donc, vraiment il y a eu beaucoup de changement.
    Maintenant, faire campagne de sensibilisation, oui, et encore oui. Ca fonctionne, comme je viens de le préciser.
    Une charte de bonne conduite, de ce qu’il faut faire ou pas : je suis plus mitigée. Car personne n’a l’autorité légitime de dire ce que les créatrices doivent faire ou pas. Lalylala autorise la vente de produit fini de ses patrons (sans supplément de royalty), ainsi que la vente de kit, quand d’autres, comme Sacôtin vend des licences à celles qui veulent vendre le produit fini à partir de ses patrons.
    Ce que je veux dire par là, c’est que le droit d’auteur….appartient à l’auteur et il fait bien ce qu’il veut de ses droits puisque nous avons affaire à des indépendants. Comment voulez-vous qu’une mercerie gère auprès de chaque cliente les droits et devoirs d’un patron, qui est différent d’un autre patron ?
    Le plus difficile est que les grandes maisons (Bergère de France, Phildar, Bouton d’or/Anny Blatt) sont les premières à mal éduquer ses clientes, ses commerçcantes et à être négligents.
    Etsy regorge de PDF de modèles en vente qui sont des photocopies de modèles originaux de BdF/phildar/AB/BO. Je l’ai signalé : à Etsy d’abord, à BdF aussi. Rien ne se passe. Tout le monde s’en fiche. Donc fatalement, c’est un encouragement aux mauvaises manières.

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    • Bonjour ! Je découvre plein de commentaires très tard, pardon pour le délai de réponse !
      Quand on pense à une charte de bonne conduite, ce serait surtout pour apprendre aux gens à respecter la volonté des designers : effectivement si le designer est ok pour qu’on vende des produits tricotés à partir de ses patrons, super tout le monde est content. Mais il est pas mal de faire savoir que par défaut, ce n’est pas légal.

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  13. stéphanie dit

    Bonjour, J’ai ouvert un café tricot à Cognac et j’organise depuis un certain temps des cours de tricot et ateliers… Il m’arrive aussi que l’on me commande modèles tricotés (tricot à façon). Dans ce cas, si c’est un modèle gratuit, je le télécharge autant de fois que nécessaire, si il est payant, je l’achète à chaque fois et le facture à la cliente, son exemplaire lui revient avec l’article tricoté. Mais, j’ai des clientes qui comprennent mal le fait de payer un modèle alors qu’elles paient depuis très longtemps des catalogues …

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    • Bonjour !
      Désolée de découvrir tous ces commentaires si tardivement !

      Le cas du tricot à façon à partir d’un patron est assez délicat : par défaut, la législation dit qu’on a pas le droit de vendre le modèle, puisque dans ce cas il faudrait payer des droits d’auteur au designer, en plus du patron. Il est d’ailleurs souvent mentionné sur les patrons que son utilisation est réservée à un usage privé uniquement, une personne ou entreprise n’ayant pas le droit de tirer profit du travail d’autrui. Je sais que c’est compliqué à comprendre, mais pour faire « simple » en prenant mon exemple : je crée mes modèles. Pour ça j’ai monté une entreprise qui me coute beaucoup beaucoup de charges. Je suis propriétaire de mes modèles et demain je veux les commercialiser tout tricotés : qu’est-ce que se passe si quelqu’un d’autre l’a fait avant moi, souvent sans structure juridique (s’il y en avait cette personne n’aurait d’ailleurs pas eu la possibilité de vendre ce modèle puisque c’est illégal) donc sans charges, à des prix souvent très très éloignés du coût du travail ?

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      • stéphanie dit

        Bonjour, Pour bien comprendre : une cliente qui apporte un patron Alice Hammer (qu’elle a téléchargé et payé via le site officiel) qui me demande de lui tricoter sous rémunération de mon travail : dois je refuser ? Je précise : j’ai une boutique, je paie des charges …

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  14. Re bonjour !
    Oui bien sûr, il faut refuser car sauf mention contraire sur le patron par défaut c’est illégal car il n’y a pas de contrat de cessions de droit. Certains designers proposent à la vente des licences pour officialiser la procédure.
    Je travaille d’ailleurs aussi en freelance pour des marques à partir de modèles exclusifs ou non, ces marques heureusement me payent pour utiliser mes designs 🙂

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