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Mid-Week point tricot : la prose du patron et la folie du béret

Bonjour !

(Nouvelle) coutume oblige, on commence par la minute historique avec les explications du jeu de samedi dernier. Voici la photo postée, je demandais qui sont ces hommes et que sont ces chapeaux :


Canada knits, Shirley A. Scott

Rendons à César ce qui est à César, j’ai trouvé l’inspiration cette semaine dans un livre offert par Gunjin à son retour de vacances. Ce livre est une mine d’or, je vous conseille de vous tuyauter sur le tricot canadien parce qu’il y a du potentiel pour le Saturday morning knitting game. Ils sont beaux quand même ces hommes tout de laine blanche vêtus.
Ce sont donc des joueurs de hockey canadiens, coiffés d’un Tam O’Shanter. Le béret est un couvre chef européen. Les premiers modèles dateraient du moyen-âge et seraient originaires du Béarn. C’est traditionnellement un chapeau tricoté puis feutré pour être bien entendu plus chaud et étanche, mais également pour être plus chic : une étoffe de maille bien feutrée ne se distingue pas d’un tissu de laine, or jusqu’à peu le tricot était réservé à l’intime, et les vêtements de maille plutôt portés dessous que dessus. La Grande Bretagne avec qui la France a toujours entretenu d’étroits liens en a vite fait un de ses must du vêtement : les chasseurs de baleines basques auraient fricoté avec les chasseurs de baleine britanniques et rapporté au pays l’habitude de porter le béret. Là bas il est vite devenu chapeau national et porté des noms aussi variés que « porkpie » (littéralement « tourte au porc », rapport à la forme), « Balmoral » (comme l’une des résidences royales en Ecosse)  ou le plus communément « Tam O’Shanter », nommé d’après le héros écossais d’un poème (pas piqué des hannetons, je vous en conseille vivement la lecture) de Robert Burns fin XVIIIème.
Comment nos joueurs de hockey de 1895 se sont retrouvés coiffé du fameux Tam ? Il y a la piste des baleiniers basques, qui ont beaucoup voyagé et dont une grande communauté s’est installée au Canada, mais également tous les colons écossais qui ont apporté avec eux leur garde-robe.

Et je suis très contente qu’on parle de béret, je suis gaga de bérets depuis quelques années. J’ai commencé avec un premier modèle il y a 4 ans, le béret Caroline bicolore (disponible dans Carnet d’hiver) avec son pompon :

Click click sur la photo vers le Carnet d’hiver ! 

Ensuite il y a eu le Paris Béret dans Sentimental Tricot, maintenant j’en ai de toutes les couleurs !

Click click sur la photo vers les Paris Béret ! 

Et puis il y a aussi le Tweed, dans le Carnet d’Hiver également, en jacquard 3 couleurs

Click click sur la photo vers le Carnet d’hiver ! 

On vous prépare plein de kits colorés pour CSF !

Faisons le point sur les en-cours ! Il faut que je vous parle d’un truc : grâce à quelques désistements, j’ai eu la chance de pouvoir m’inscrire au tournoi de Knittich 2017 organisé par Tricot et Stitch ! Je suis super contente j’ai été admise chez les Poufsouffle, ma maison préférée. J’ai concouru pour mon premier match avec le fameux cardigan vert plein de torsades, j’en suis à 5 rangs après la jonction corps et manches. Je vous dis pas comme j’ai serré les fesses en priant pour que ça tombe bon dans les motifs, mais miracle, ça tombe bon. C’était inespéré étant donné que je suis plutôt détendue du tricot, comme vous avez vu l’autre fois j’ai tendance à me dire qu’on est pas à une maille ni à une ânerie de torsade près. Maintenant les rangs sont longs mais ça va commencer à être marrant de voir l’empiècement se dessiner.

J’ai aussi un peu avancé dimanche soir sur ma chaussette des en-cours abandonnés, j’ai fini la cheville et fait un bout de talon. Je ne fais pas de points trop fantaisie, avec ce beau fil plus c’est simple et mieux c’est.

Et pour mon deuxième match de Knittich qui a commencé hier mardi, j’attaque une écharpe en Loch Lomond de BC Garn (pas de commentaire sur le nombre d’en-cours en cours s’il vous plait merci). Je vais la tricoter en jacquard mosaïque, j’avais fait une écharpe comme ça rouge et blanche il y a longtemps mais je l’ai perdue.

J’ai eu vendredi dernier avec Enrico des Tricoteurs Volants une discussion très intéressante sur la rédaction de patrons. Lui est partisan des abréviations quand moi j’y suis terriblement allergique. Quand je lis env. ou m. ou aug. j’ai les muscles du dos qui se crispent. J’aime bien faire des phrases en français d’autant qu’avec les PDF on n’a pas vraiment à de limites en nombre de caractères. Et du coup on a parlé du Tech Editing puisque ce langage codé du tricot est finalement la façon la plus classique de rédiger les explications. J’ai découvert l’existence des Tech Editors il y a très peu de temps, je crois que ce sont des gens qui relisent et calculent les patrons de tricot, je serais très curieuse si l’un ou l’une d’entre vous me lit de discuter parce que je suis sûre que j’ai plein de choses à apprendre, et je serais ravie également de discuter avec vous les tricoteurs et tricoteuses, de comment vous préférez vos patrons !

A très vite et je peux vous dire que la semaine prochaine, il y aura du nouveau et de l’actualité bien que je serai au fin fond de l’Auvergne loin de la civilisation, c’est beau la magie d’internet !

 

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7 commentaires

  1. Mathilde dit

    J’aime beaucoup ce point tricot du mercredi. Je ne sais pas comment faire pour m’abonner à votre newsletter mais je viendrais régulièrement voir par ici.
    J’aime tout particulièrement votre « jacquard mosaïque ».
    En ce qui concerne les patrons… je ne suis sans doute pas un bon exemple car je débute et n’en suis qu’à mon deuxième patron mais, personnellement, j’aime bien que tout soit écrit et avec le moins d’abréviation possible (surtout les abréviations françaises, env. et end. ça me perd vu que c’est la même chose pour les mailles et pour les côtés du travail). Quant aux diagrammes, pour l’instant j’ai seulement essayé d’en lire et je n’ai rien compris (en particulier, pourquoi donc la maille change-t-elle de symbole selon qu’elle soit sur l’envers ou sur l’endroit ???) alors je vais les éviter encore un peu 🙂
    Très belle journée

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    • C’est pas si compliqué 🙂 la grille est une représentation du tricot posé à plat, l’endroit face à nous. On tricote donc sur l’endroit de droite à gauche, et quand on est sur l’envers, on lit la grille de gauche à droite, et on tricote ce qui apparait à l’endroit à l’envers et vice versa.

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      • Mathilde dit

        Merci pour les explications: je comprends mieux le pourquoi (même si ça me semble très étrange comme manière de faire 😉 ) et ça me fait moins peur !
        Bonne journée

        Aimé par 1 personne

  2. pascale dit

    bravo pour les encours !! je suis aussi gourmande que toi, et j’ai plaisir à les retrouver, les toucher, comme des jolis bonbons… (ce doit etre comme des doudous ?) j’adore cette écharpe en Loch lomond, le point est spectaculaire. A bientot, et bonne journée

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  3. Je suis fan de tes posts Alice. Des posts qui nous apprennent des choses et qui nous font voyager dans l’histoire. Merci merci merci! Et puis ce point mosaïque jacquard, je le trouve top! Vivement la suite!

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